The Lost in Transition project



[ENG] Begun in 2019, The Lost in Transition project explored the practice of a fisherman in south-east Tunisia who collects migrants’ clothes and letters he finds drifting away in the sea. Holding the world record for the most objects collected out of the sea (around 250 000), Mohsen keep in his garden; bottles, wrecked boats, dolphin skulls, bottled letters and migrants’ belongings left on departure, lost in transition. 

Collaborating with multimedia artists Leo Douglas-Morris Benavides and Sasha Davai, we held an immersive exhibition in Tunis composed of different installations exploring the cross-links between the letters he finds and the narrative forms existing in the migrant belonging he collects.

The installations engaged in depicting a counter-geography in which personnal stories meets political borders and within where lost migrants’ belongings Mohsen finds at sea open up to an imagined mapping of their journey. 


[FR] Démarré en 2019, le projet Lost in Transition explore la pratique d'un pêcheur du sud-est de la Tunisie qui collecte les vêtements et lettres des migrants qu'il trouve à la dérive en mer. Détenteur du record mondial du nombre d'objets collectés en mer (environ 250 000), Mohsen conserve dans son jardin ; bouteilles, épaves de bateaux, crânes de dauphins, lettres embouteillées et vêtements de migrants laissés sur le départ; perdus en transition. 

Ce qui avait débuté par un nettoyage volontaire d'une plage il y a 20 ans a lentement pris lentement une tournure sociopolitique pour Mohsen lorsqu'il a découvert des centaines de milliers de chaussures, de vêtements et lettres de migrants embouteillées.

En collaboration avec les artistes Leo Douglas-Morris Benavides et Sasha Davai, nous avons organisé à Tunis une exposition immersive composée de différentes installations explorant les liens entre ces lettres et leurs parcours de dérive.

Les installations exploraient des contres-géographies dans lesquelles les histoires personnelles se frottent aux frontières politiques et dans lesquelles les objets perdus des harragas que Mohsen trouve en mer s'ouvrent à une cartographie imaginaire de leur voyage. 

Portant dans son jardin une réelle archive de la mer et son écume.
Une ode à tous ceux qui y ont jeté une bouteille.